Citation.

"Dans la vie, il faut décider si l'on veut conjuguer le verbe "avoir" ou le verbe "être"". Franz Liszt.

samedi 7 mars 2009

Stephane Rougier, Sophie Teboul, Sonates op. 78 100 et 108 de Brahms

C'était le vendredi 6 mars au 11 rue de la Prévôté à Bordeaux qu'a eu lieu ce qu'on pourrait qualifier aisément de "événement exceptionnel": un concert de musique de chambre donné par le violoniste Stephane Rougier et la pianiste Sophie Teboul jouant en une soirée l'opus 78, 100 et 108 de Johannes Brahms.

Ces trois sonates sont d'une beauté infinie, bien que les deux premières soient un peu moins accessibles pour le public que la troisième, et d'une redoutable difficulté. Une partie très chargée au piano et une partie mélodique très exigeante pour le violon en aurait découragé plus d'un, mais pas les deux artistes de ce soir, qui ont surmontés tous cela avec professionnalisme et un engagement sincère.

Suite à l'enthousiasme du public, les deux artistes ont étés rappelés pour deux bis qui ont clôturé cette très belle soirée en beauté.

Il faut dire que c'est une chose d'enregistrer ces trois oeuvres, mais c'en est une autre de les jouer en une soirée, car il n'y a pas d'arrêts ni de reprises en concert. Pour cela, je crois que l'on peut saluer la belle performance artistique de Stephane et Sophie en espérant les réentendre bientôt.

lundi 23 février 2009

Concert Messiaen a Pamiers. Vidal, Lacrouts, Milone, Pascal.

Le dimanche 22 février 2009 a eu lieu un magnifique concert autour du compositeur Olivier Messiaen. Ce concert s'est déroulé dans une petite chapelle de Pamiers, petite ville non loin de Toulouse. Les artistes de la soirée étaient: Dominique Vidal, clarinette, Eric Lacrouts, violon, Marie-Paule Milone, violoncelle et Denis Pascal, piano.

Le programme a commencé par une Rhapsodie pour clarinette et piano de Claude Debussy, petite oeuvre divertissante idéale comme prologue.

La pièce suivante était du compositeur Jean-Louis Petit, élève de Messiaen et était écrite spécialement pour la violoncelliste Marie-Paule Milone qui excelle également dans le domaine du chant lyrique. La particularité de la pièce étant qu'elle fait appel aux deux compétences de Marie-Paule: écrite pour violoncelle et chant simultanément. Belle prouesse technique, ou pari réussi.

Denis Pascal nous a ensuite donné une petite pièce extraite du Catalogue des oiseaux pour piano seul de Messiaen: La Buse Variable. Très bien exécuté, pièce très descriptive. Mais le clou de la première moitié du concert était le Thème et Variations pour piano et violon du même compositeur avec Eric Lacrouts. Cette oeuvre est non seulement magnifique mais son exécution était de même.


Le concert s'est clôturé en beauté avec le Quatuor pour la fin du temps de Messiaen. On a eu l'occasion dans cette oeuvre extraordinaire d'apprécier les hautes qualités de chaque musicien en particulier. La clarinette a eu son solo, belle démonstration de la gestion du temps et des nuances. Mais surtout le moment le plus intense du concert, et qui est la motivation de la rédaction de cet article, était le duo piano violoncelle. Servie par une musique géniale, Marie-Paule Milone a su créer une tension extraordinaire et a su faire sonner son instrument d'une façon si puissante et expressive qu'elle a soulevé en nous les émotions les plus fortes.

dimanche 25 janvier 2009

Franz Liszt, 1882, Oeuvres pour piano

Du 19 novembre au 13 janvier 1883, Liszt est chez Cosima et Richard Wagner au Palazzo Vendramin à Venise. Depuis des années, c'est le premier hiver que Liszt ne passe pas à Rome ou à la Villa d'Este. Il compose les deux versions de La lugubre gondola. Wagner demande souvent à Liszt de lui jouer des oeuvres de Beethoven, de Weber et de Schubert. Il discute avec Liszt de ses projets de composition de symphonies en un seul mouvement. Les parties presque quotidiennes de whist apaisent les tensions occasionnelles. Richard Wagner meurt quatre semaines après cette dernière rencontre avec Liszt.




Franz Liszt au milieu de ses admirateurs à l'occasion des festivals de musique de 1882 à Bruxelles et à Anvers, où à été joué son oratorio Sainte Elisabeth en français. Parmi les auditeurs se trouvaient Saint-Saëns, Massenet et Planté.



Les huit oeuvres pour piano de cette année 1882:

Réminiscences de Simon Boccanegra (Verdi) S438
Valse oubliée no.2 S215
Rhapsodie hongroise no.16 S244/16
La Lugubre gondola I et II S200
Marche solennelle vers le Saint Graal (de Parsifal de R. Wagner) S450
3 Lieder du "Tannhäuser" de J. Wolff (Lessmann) S498
Intermède symphonique pour la pièce de Calderon "Über allen Zauber Liebe" (Lassen) S497
Provenzalisches Minnelied (R. Schumann) S570

dimanche 18 janvier 2009

Franz Liszt, 1883, Oeuvres pour piano

Richard Wagner meurt le 13 février 1883 lors d'un séjour de deux mois à Venise avec Liszt et d'autres. Il était le gendre de Liszt car il avait épousé la cadette des deux filles de Liszt: Cosima. Liszt déclara à la mort de son ami: "Aujourd'hui, lui, demain, moi."; Liszt meurt en effet peu après en 1886.



Franz Liszt, Photographies de Louis Held, Weimar 1883.


Il écrira, en 1883, 12 pièces pour piano dont certaines influencées par la mort de Wagner:


Ungarisches Königslied (Chant royal hongrois) S544
Unstern! (Etoile de malheur) S208
R.W. -Venezia S201
Am Grabe Richard Wagners (Sur la tombe de R. Wagner) S202 (22 mai 1883)
Méphisto Valse no.3 S216
Valse oubliée no.3 S215
Bülow-Marsch S230
Ave Maria III (Zur Trauung) S182
Schlaflos, Frage und Antwot (Insomnie, Question et Réponse) S203
Kavallerie-Geschwindmarsch S233
Méphisto-Polka S217
Recueillement S204

J'ajouterai que Liszt a composé un réquiem pour orgue cette année-là!

samedi 17 janvier 2009

Franz Liszt, 1884, Oeuvres pour piano

Liszt voyage beaucoup en 1884. Il écrit à la baronne Meyendorff: "Mes yeux s'affaiblissent à tel point qu'il me devient impossible de m'en servir au-delà des quelques heures du jour. L'abus du papier à musique m'aveugle." C'est la raison pour laquelle son activité de compositeur est fortement ralentie.



Franz Liszt, photographie de Louis Held, Weimar 1884.



Liszt écrira huit oeuvres pour piano en 1884:

Valse de concert d'après János von Végh S430
Puszta-Wehmut (transcription d'un de ses lied) S246
Der Asra (transcription d'un lied d'Anton Rubinstein) S554/2
Deux Cárdás: 1.Allegro. 2.Csárdás obstinée S225
Valse oubliée no.4 S215
Rhapsodies hongroises no.17 et 19 S244


Liszt et son élève Alexander Siloti, le professeur de Sergueï Rachmaninov. Photographie de Louis Held, Weimar, 1884.

Franz Liszt, 1885, Oeuvres pour piano

L'année 1885 est une année de voyage pour Liszt, il aura été dans pas moins de 14 villes: Rome, Florence, Budapest, Gran, Kalocsa, Presbourg, Vienne, Weimar, Mannheim, Strasbourg, Anvers, Bruxelles, Aix-la-Chapelle, Leipzig, Munich. Et tout ça avec les conditions de voyage de l'époque qui n'étaient pas celles d'aujourd'hui.

Franz Liszt et son élève Lina Schmalhausen, Budapest 1885, photographie de Koller.


Lina Schmalhausen était son élève préférée et elle aura été pendant sept ans sa confidente, sa garde-malade, sa secrétaire et sa gouvernante.


Liszt aura eu le temps d'écrire 16 pièces pour piano:

Sept Portraits Historique Hongrois S205
1.Széchenyi István
2.Eötvös József
3.Vörösmarty Mihály
4.Teleki László
5.Deák Ferenc
6.Petőfi Sándor (écrit en 1877)
7.Mosonyi Mihály (écrit en novembre 1870)

Concerto en style hongrois pour piano et orchestre, inachevé, orchestré par Tchaïkovski. (septembre/octobre 1885)
Rhapsodie Hongroise no.18 S244/18
Bagatelle sans tonalité S216a (début 1885)
Méphisto Valse no.4 S696 (mars 1885)
Trauervorspiel une Trauermarsch S206 (mars et avril 1885) (La marche funèbre est une variante du no.4 des portraits historiques hongrois: Teleki László)
Abschied (Adieu), Chanson bohémienne S251
Tarentelle d'après Cui S482
En rêve, nocturne S207 (hiver 1885)

Franz Liszt. Photographies de Louis Held, Weimar 1885.

Franz Liszt, 1886, Oeuvres pour piano

Liszt meurt le 31 juillet 1886 à Bayreuth où il s'était rendu pour le festival de Wagner. Il n'aura rien écrit de neuf ces six derniers mois de l'année 1886. Son dernier travail a été l'orchestration de son lied Die Vätergruft (Le caveau des ancêtres).

Franz Liszt, Photographies de Nadar, mars 1886.




La dernière photographie de Franz Liszt. Liszt quitte le château de Colpach (appartenant au peintre Mihály Munkácsy au Luxembourg) au bras de Mme von Munkácsy. Photographie prise vers le 15 juillet 1886 (sans doute le 19 juillet, le jour du départ de Liszt de Colpach).

Citation.

"Qui sait le pourquoi de sa vie en supportera presque tous les comments." Friedrich Nietzshe.